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  • : Le blog de Christensem
  • Le blog de Christensem
  • : 22/07/2009
Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 08:08

Barbotant dans l'écume jaune que déposaient des vagues inconsistantes, m'engluant dans un sable mou hérissé de coquillages efflanqués, je me languissais de Paris.

Je trainais un début d'ennui tout au long de cette grève en m'interrogeant sur le nombre de siècles qu'il me faudrait patauger sur cette plage pour voir des palmes me pousser à la place des pieds.
Un horizon de dunes fatiguées à ma gauche et un désert liquide à ma droite entretenaient cette solitude forcée propre aux vacances familiales en bord de mer.

Il fallut que Poséidon en personne prenne mon mal en pitié pour qu'un miracle salutaire se produise sous mes yeux.

Surgissant de nulle part, m'apparut un signe céleste.

Sur le sable.

Une guirlande d'empreintes de pieds aussi menus que ceux que les anges laissent dans la plupart de mes rêves érotiques.

Témoins du passage récent d'une naïade dans les parages, ces empreintes étaient d'une telle délicatesse que le plomb du soleil à lui seul les effaçait, laissant à la mer blasée le soin d'en lisser les derniers reflets.

Par jeu j'accélérai le pas pour tenter d'apercevoir la silhouette de la belle inconnue.
Rien à faire. L'ondulation de la plage me privait de ce plaisir voyeur.
Il suffisait que la fraicheur des empreintes augure de l'imminence de la divine apparition, pour que le chapelet de ses pas change aussitôt de direction. Il s'en allait alors se perdre dans le dédale des dunes où s'engloutissait carrément dans l'océan.

Les sens à fleur de peau, je me suis mis à fantasmer.
Je faisais l'objet d'un jeu.
Un jeu sensuel et érotique.
C'était évident. Se sentant suivie et talonnée par un mâle, la finaude me baladait par-ci par-là pour aiguiser son propre plaisir.
Une sorte de parade amoureuse en quelque sorte…

Ce fut au détour d'une langue sablonneuse au cœur des effluves marines que son parfum est venu à ma rencontre pour la première fois...
Poivré et fleuri à la fois, il excita aussitôt mon imagination et me sculpta une déesse dans un bronze si flamboyant que j'aurais bien donné du battant au fond de sa cloche.

A l'entrée de la crique suivante, au milieu de ses pas, une lanière de cuir ornée de perles rouges m'attendait.
La coquine me laissait des indices à présent. La couleur de ses bijoux me laissa penser qu'elle était brune. Délicieuse découverte qui me mit le feu au corps !

Quelques instants plus tard, c'était une paire de lunettes de soleil qui m'attendait au milieu des bigorneaux. Je m'attardai un instant sur le sourire mystérieux que je devinais au fond des verres fumés puis me remis en quête d'autres richesses.....

Je découvris ainsi un paréo frissonnant d'émoi dans le vent et plusieurs autres colliers vibrants encore des palpitations de sa poitrine.

Le soleil qui carbonisait mon crane, la soif que cette longue course le long de l'océan avait fait naître, expliquent probablement les hallucinations dont je fus pris à cet instant.

Je n'étais plus très loin de sombrer dans la démence.

Sur la mer, la grand-voile d'un bateau claquait au vent comme l'élastique d'un string en folie.
Dans le ciel, des mouettes blanches comme des soutifs ricanaient de me voir ainsi, et autour de moi des coquillages imberbes s'entrebâillaient en bavant de plaisir.

Son entêtant parfum était tout proche à présent. Je le respirai à pleins poumons en rampant sur le sol incandescent.
Guettant parmi ses empreintes les moindres lambeaux de ce striptease insensé j'étreignis désespérément le sable comme s'il était de la chair. Je le pétris, m'agrippai à ses hanches, me blottis dans ses creux, le fouillai et m'enfouis dans ses humeurs.

Un autre foulard vint s'enrouler autour de mon poignet.
Toujours les mêmes senteurs enivrantes. Ma naïade devait être complètement nue à présent.
Encore un petit effort et j'allais enfin la découvrir, alanguie au pied de la prochaine dune !
Je me laisserais alors glisser jusqu'à elle et sans même prendre le temps de l'embrasser irais frapper à la porte de sa conque, l'écouterais gémir avant de m'y engloutir en pilonnant son corps tel la vague au creux du rocher.
Puis je roulerais mes pauvres galets dans son écume jusqu'à ce que la houle nous sépare.

J'en étais donc à ce sommet de mes délires lorsque, parvenu au sommet de la fameuse dune, la créature divine m'est enfin apparue.

Drapée dans de vaporeuses fanfreluches aux couleurs du soleil, elle me souriait.

Une longue silhouette d'ébène.
Un immense sourire à la blancheur éclatante.

L'Afrique dans toute sa splendeur...

… !?

Un vendeur à la sauvette. Un camelot des plages !

Colporteur de mes fantasmes bien malgré lui, le bougre tendit la main vers mes trésors de guerre.
Le chant des sirènes était devenu chant du cygne. Aujourd'hui j'entends encore sa voix chantante portée par le vent.

« Hey Missié...
Toi y'en a être tri gentil de me rapporter tout qu'est-ce que ji perdu dans la plage !
Mirci Bocoup !
Pour ta pine ti peux garder les linettes !.... »

sur le sable

  • Texte publié sur pcc le 30 juillet 2010 en commentaire à L'Amour à la Plage (Niagara)

Par Christensem - Publié dans : musique - Communauté : Blogs de oufs
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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 14:28

Le regard tendu vers le bout du chemin, elle l'attend. Il n'est plus très loin à présent.
C'est mercredi.

Elle guette l'heure où les derniers rayons du soleil viendront enflammer la chevelure grise des oliviers, ceux qui s'étiolent en rangs clairsemés jusqu'au pied de la vieille bastide.

Cette explosion d'ombres et de lumière, ça lui rappelle un peu l'époque où il venait lui rendre visite.
C'était toujours à l'heure où les brumes obscures se disputent le moindre repli de terrain...

Le grondement de son cabriolet par dessus les coteaux...
Sur les murs de la grange la silhouette des arbres courait sous le faisceau de ses phares.

Faisant crisser le gravier de la cour il traversait le perron à grandes enjambées.
Et lorsqu'il la prenait dans ses bras, elle avait l'impression de n'être plus qu'un jouet. Il la faisait tourbillonner pendant qu'elle riait comme une gamine...

Les ténèbres ont emporté tout un pan de la vallée à présent. Elle plisse les yeux comme une vigie, dissèque chaque reflet familier, chaque gouffre lugubre.
Elle sait bien qu'il ne reviendra plus mais elle le cherche quand même...
Elle guette le moment magique où tout s'emmêle... Le diable lui tresse des images avec des fragments de passé et des lambeaux de souvenirs...

A ses cotés une carafe de cristal brille dans la pénombre.
Du miel pour sa douleur. De l'élixir pour ses nuits.
De celui qui ressuscite les morts.
Elle frissonne. Tel un rite, elle ferme les yeux en vidant sa première coupe...

L'alchimie opère. Un bourdonnement lointain couvre peu à peu la symphonie des grillons. Le bolide se fait déjà entendre à l'autre bout de la vallée.
Elle traine un vieux fauteuil d'osier sur le perron et s'installe .

Après la troisième coupe, deux pinceaux lumineux surgissent au milieu des vignes.
Ils embrasent les oliviers alors qu'elle glisse un Domingo sur le pick-up du salon.

Elle repose sa cinquième coupe, et il est là.
Sur le perron.
Plus grand. Encore plus éblouissant que la semaine précèdente.

Échevelé par sa course folle, les bras grands ouverts, il la contemple.

Nessun Dorma s'élève dans la nuit. Les murs valsent autour d'eux.

A présent ils tourbillonnent au dessus du sol. La musique les submerge. La nuit les engloutit.
Ils flottent au-dessus de la lande, des étangs, des torrents. Plus rien ne les sépare. Elle est comblée.
Sur son passage les ronciers lui dévorent le bas de la robe.
Striptease carnassier. Elle s'en fiche. Bien au contraire elle n'a qu'une hâte, être enfin nue entre ses bras.

Placido Domingo tournera en boucle jusqu'au petit matin. Jusqu'à ce que la carafe roule sur le tapis du salon.

Comme toutes les semaines le paysan voisin trouvera Madame endormie au pied d'un arbre. Crottée jusqu'aux genoux et son vêtement en lambeaux.

Un vieux châtaignier sur le bord du chemin qui mène à la bastide.
Celui où le cabriolet s'est fracassé l'année dernière.

Un mercredi.

 

 

  • Texte publié sur pcc le 13 juillet en commentaire à Nessum Dorma (Luciano Pavarotti)
Par Christensem - Publié dans : musique - Communauté : mémoire et écritures
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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 00:00

Japonais, Australien, Espagnol et même le Russe... Ils sont tous là.


Des années que chacun s'entraîne dans son coin bien à l’abri des curieux... Stratégie minutieusement mise au point, gestes répétés des centaines de fois !

Le grand jour est arrivé.

Le temps est au beau fixe... Peu de vent, une chaleur épouvantable... Toutes les conditions sont réunies pour que des records soient battus !

A ce stade de la compétition nous ne sommes déjà plus que sept.
A ma gauche le Belge que personne n'attendait... Invraisemblable performance de leur représentant qui n'a pas hésité à se passer des essais à 400 et 500 pour jeter toutes ses forces dans les 6 et 700...
Nous sommes au coude à coude.

Dans son box le Croate vient de se désunir en voulant changer le rythme de sa respiration... Erreur fatale... Le léger frémissement de ses cordages n'a pas échappé aux juges.
Pour la deuxième fois de sa carrière il quitte la compétition en demi-finale... Lui aussi avait la victoire à portée de main... C'est rageant... Toutes ces années d'effort pour échouer si près du but... Il ravale sa colère et nous fait un geste de la main.

Dans cette discipline d'enfer l'amitié prévaut sur tout le reste.

Après des heures de supplice nous ne sommes plus que deux. Mon dos me fait horriblement souffrir... Les crampes me torturent les cuisses.

A quelques mètres l'Australien semble survoler la compétition... Mais je sais bien qu'il bluffe... Même s'il reste impassible, depuis quelques minutes la jointure de ses doigts blanchit... ses mains sont douloureusement crispées sur ses cordes latérales...

Sans le montrer je jubile déjà... Je me sens bien moins contracté que lui.

Surtout ne pas s'emballer trop vite... mon cœur cogne comme un malade...
Là-haut sur le podium... dans les bras de cette fille belle comme un ange, cette magnifique gerbe de fleurs est pour moi...
Sur sa stèle, la coupe des Champions m'éblouit déjà... Je cligne des yeux... Surtout ne pas craquer...

Derrière mes paupières mi-closes... Je vois juste une ombre traverser la lumière...
Une feuille morte... Noooon... Impossible... Pas maintenant... Pas aujourd'hui !

Elle se dépose sans bruit sur le bord de mon hamac... Une rumeur dans la foule... Personne n'est dupe !

Comme dans une séquence au ralenti, je me sens basculer sur le coté... La chute est inévitable... Je heurte violemment la cendrée...
C'est fini pour moi...

Lorsque je sortirai de mon coma quelques semaines plus tard, mon coach m'avouera avoir eu très peur...
On ne donnait pas cher de ma peau... Un véritable miracle... Une chute de 800mm dans le vide... Du jamais vu !

On m'a ramené à la vie grâce à une espèce de caisson de décompression prêté par les Japonais...
Trois jours à hauteur d'un matelas... Deux au niveau d'un transat et une semaine sur une chaise...

Je reviens de loin...

 

suis-vacances-retour-2-aout.jpeg

 

  • Texte publié sur pcc le 9 juillet 2010 en commentaire à Rêve de Champion (Jonh, Lee Hancock)

Par Christensem - Publié dans : cinéma - Communauté : Blogs de oufs
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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 15:00

Drôle de carnaval que ce show aérien !...

Faudra m'expliquer comment j'en suis arrivé à faire le zouave avec cette smala de bouffons ailés qui batifole dans le ciel !


Et ce tourbillon de valoches qui n'en finit pas de me donner le tournis !


Si le froid ne me faisait pas claquer des dents, je pencherais pour un simple cauchemar... mais il y a cet horrible sifflement qui me taraude les tympans... Manifestement je ne rêve pas ! 

Je vole... ou plutôt je plane... et en costard cravate s'il vous plaît ! Les pans de ma veste claquent comme des drapeaux derrière moi, c'est vous dire si je file bon train ! 
Plus bas, la rivière de petits nuages cotonneux qui défile entre mes jambes vient à ma rencontre à la vitesse d'un TGV... 

Les bouffons qui dansent la sarabande autour de moi me contemplent avec leurs tronches de clowns mal grimés. Trop de rouge à mon goût. Ça leur dégouline de partout !


Ils se donnent des allures de papillons en agitant leurs fringues en lambeaux, et les reflets du soleil qui darde au dessus de nos têtes sont du plus joli effet sur cette mascarade céleste. 

L'un des guignols va croiser ma route de... de trop près... je dois plonger vers l'avant pour l'éviter. Ça ronfle à mes oreilles... mais j'ai quand même eu le temps de voir son visage... et j'ai cru reconnaître les traits de... 
Nom de Dieu !


Le visage du steward qui m'a servi le café tout à l'heure ! Malgré l'énorme entaille qui lui balafre la tronche, il m'a grimacé une œillade... 




Quelques secondes de cet infernal vol plané et je commence à comprendre ce que je fous là. 
Un immense aileron blanc et rouge surgissant des nuées confirme mes craintes, au centre du panneau s'étalent de larges lettres : « T.W.A. »


Je crois bien que l'avion où je somnolais tout à l'heure vient de rencontrer un petit problème...



Tel un scalpel géant, le maudit débris fend l'air à la rencontre de notre petit groupe... D'un « tchak » aussi sec que le bruit d'une machette sur une canne à sucre il éparpille mon pauvre steward dans le ciel et prend aussitôt des airs de cerf-volant en trainant derrière lui une jolie guirlande pourpre. Beurk ! 



Le matelas nuageux est tout proche maintenant... c'est le moment de vérité ! 
Si je rêve, théoriquement, je dois rebondir dessus comme sur un trampoline... Confiant je m'y prépare.


Je... je viens de le traverser comme une enclume : je suis vraiment dans la merde !


Pour corser l'affaire, une ombre passe entre moi et la lumière... quelque chose de volumineux... qui me vient droit dessus... 
J'ai juste le temps de pirouetter pour m'écarter du bolide, un fauteuil dans lequel une fille chauve se démène comme une diablesse ! Dans le même instant une perruque rousse vient se coller sur ma tronche. Je me débats... Quelle horreur ! C'est un scalp... probablement celui de la fille !



Je la reconnais, c'est la rouquine qui se tenait près du hublot. Son parfum grisant m'empêchait de me concentrer sur ma lecture ! 
Maintenant tout me revient, je m'étais assoupi en fantasmant sur sa somptueuse poitrine lorsque le big-bang nous a expédiés dans l'espace.



Je regarde l'ex-rouquine s'éloigner vers le sol en pensant : « Quel gâchis! » 
Je doute fort que ses air-bags de luxe lui rendent service à l'atterrissage ! 


Je me préoccupe enfin de mon propre sort. Des routes, des bois et des villages se dessinent à travers les nuées. Misère de misère... ma destinée n'est pas plus brillante que celle du moucheron qui croise un pare-brise de TGV... 
Je décide de la jouer perso en plongeant comme une pierre vers la queue de l'appareil qui plane cent mètres plus bas. Les pantins désarticulés, les valises éventrées et les plateaux repas disparaissent dans lumière du soleil...


En dessous, la campagne enfle à la vitesse du zoom de mon Canon. 



La suite est assez confuse mais je me retrouve debout sur la tôle déchiquetée... surfant comme un virtuose entre la cime des premiers arbres ! 
Interminables secondes où je vois le sol me sauter à la gorge ! Une cour de ferme... le porche de l'entrée... juste le temps de baisser la tête, les cailloux roulent sous mon tapis magique... gerbes d'étincelles sur les pavés ... mes pieds brûlent... le mur du fond arrive trop vite... bien trop vite... je rentre la tête dans les épaules... Mamaaaaan... !!!



La fraicheur d'un carrelage me réveille.

Au-dessus de moi, mon hamac... en tire-bouchon ! Il me nargue en se balançant lentement...


Un pétard finit de se consumer sur le sol... juste à coté d'une revue de la TWA...



C'est décidé... je laisse tomber la b... l'avion !


Je pars en bagnole !

 

 

  • Texte publié sur pcc le 8 juillet 2010 en commentaire à Comme un avion sans aile (Charlélie Couture)
Par Christensem - Publié dans : musique - Communauté : le texte voyageur
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 12:00


La pluie s'est mise à tomber.

 

De grosses gouttes qui résonnent un peu partout sur la carrosserie.

Prudemment, il remonte la vitre qu'il avait baissée pour écouter la nuit...
Le chant des grillons sur la lande.
Le vent dans les branches des sapins.
Les cris de la chouette dans le sous-bois qui longe le chemin.

Et surtout leurs cœurs qui cognent à l'unisson sous les chemises humides.

En torturant des ongles le coussin de la banquette il contemple son profil délicat.
Tout à l'heure sous les spots de la piste de danse elle ne semblait pas si jolie.
Ça le fait presque douter de lui...

Elle se contente de suivre la course saccadée des gouttes sur la vitre.
Régulièrement une bourrasque les malmène et les disperse de tous cotés avant même qu'elles n'aient pu rejoindre le bas du pare-brise...
Secrètement elle se promet d'embrasser le garçon si l'une d'entre-elles parvient à vaincre les caprices du vent.

Au loin les lueurs de la fête qu'ils viennent de fuir clignotent entre les branches des sapins.
Une explosion de lumière éphémère qui inonde le pare-brise de perles multicolores...
Il imagine le joli collier que ça ferait autour du cou de la jeune fille... Et s'apprête même à lui murmurer à l'oreille...
Il paraît qu'elles aiment les compliments et puis il serait temps de rompre ce silence gênant qui s'installe.

Des perles de pluie pour une princesse de la nuit... Il a peur de passer pour un bouffon et finit par renoncer en se traitant d'idiot !
Agacé par sa bêtise, il balance une pichenette à la commande d'essuie-glaces. Les balais crissent en éclipsant le rideau de diamants.

L'opiniâtre goutte argentée que suivait avec intérêt notre jeunette n'en réchappe pas...

Le cœur battant, la pauvrette n'en revient pas !
A deux doigts de remporter le challenge, son outsider se voit récompensé par une gifle magistrale qui l'envoie ruisseler loin de la ligne d'arrivée.
« Mais qu'il est con ! » pense-t-elle en demandant au garçon de la raccompagner chez elle.

Ses chances de finir sur la banquette arrière s'envolent dans la nuit...

Mauvaise pioche !

drop

  • Texte publié sur pcc le 14 mai 2010 en commentaire à Samedi soir sur la terre (Francis Cabrel)
Par Christensem - Publié dans : musique - Communauté : Blogs de oufs
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